Titre

"Prendre soin de soi, pour prendre soin des autres"

"Pensées Occasionnelles"

2° Volet

                                                                                                      ANALYSE DU COURANT REIKI ACTUEL


Il est indéniable que le nombre de personnes qui pratiquent le Reiki ou qui en bénéficient, s’accroît au fil des ans. Preuve que les mentalités changent, que les consciences évoluent. En théorie nous pourrions être satisfaits. Malheureusement les faits prouvent que le tableau n’est pas aussi idyllique qu’on voudrait l’espérer.

                                                                                                                                        Constat
Lorsque aujourd’hui je porte un regard qui se voudrait le plus objectif possible, sur ce qui s’écrit, se proclame, ou se fait sous le titre « Reiki », il m’arrive d’être mal à l’aise. Je relève que dans une certaine mesure, l’immense disparité des pratiques proposées provoque le trouble dans l’esprit des néophytes. Elle tend également à brouiller l’entendement de personnes plus avisées.

Pour comprendre ce phénomène et étayer cet article, je suis allé surfer sur « Yahoo ! ». Pas moins de 100 pages y offrent des possibilités de recherche sous ce nom. En fait, le site « Yahoo ! » lui-même annonce qu’il y a 108 000 000 de résultats possibles rien que pour le mot REIKI. Les sites Internet se comptent par centaines, peut-être par milliers.

Je ne suis pas en train de dire, que le malaise que je déplore à pour origine un trop grand nombre de sites. Par contre, la confusion y est entretenue par des informations qui se révèlent parfois approximatives, voire inexactes. Le nom REIKI est de plus en plus galvaudé, on voit apparaître de nouvelles formes, avec des promesses de performances qui dépassent l’imagination. Entre toutes ces nouvelles appellations, cela devient incompréhensible. Certains inventent de nouveaux concepts, « ils sont guidés pour le faire » (c’est mieux si on est guidé). Ils réécrivent le vocabulaire Reiki avec une terminologie qui se veut alléchante, voire racoleuse.

Par exemple, on vous propose des « Soins HD (haute définition) qui vont au-delà de simples soins Reiki » (d’après l’intéressé).

Il faut quand même oser ! A quand la T.N.T ? 

« De nouvelles énergies, de toutes les couleurs, et bien plus performantes que l’énergie Universelle ! » Et pourquoi pas ?    

A propos des Reiju (le même Maître que les « Soins HD »). Il témoigne qu’il a expérimenté et qu’il est conscient de l’importance des Reiju, mais il ne les pratique pas car il leur préfère les douches de lumière qui ont des effets similaires mais plus vastes et qui ont l’avantage de s’adresser à tous et pas seulement aux initiés Reiki.

Il conclut par cette phrase merveilleuse : « Souvenez-vous que l’initiation ne fait pas le Maître… le certificat non plus ! ». C’est clair que l’initiation ne fait pas le Maître. C’est visible à l’œil nu !
Il préconise les initiations à Distance et ne fait jamais une initiation en présence des élèves. Il a lui-même été initié à distance pour sa Maîtrise Reiki USUI et Tibétain. (Ceci explique sans doute cela.) Il justifie les initiations à distance par le fait que son initiatrice portait sans le savoir (mais lui il le savait bien sûr !) des énergies très sombres et qu’il en a absorbées une quantité massive lors du second degré.
Il poursuit : « Peu enclin à revivre ce genre de désagrément et soucieux de me soustraire à un enseignement scolaire qui ne résonnait pas en moi, je me suis tourné vers l’initiation à distance pour recevoir la Maîtrise de Reiki USUI et Tibétain. » 
Je ne prétends pas faire ici l’inventaire de tout ce qu’il est possible de découvrir et que je me garderai de qualifier. Je ne dévoilerai pas non plus les anecdotes qui m’ont été rapportées à la suite d’initiations, pratiquées dans des conditions plus que douteuses. Ces quelques exemples nous donnent un peu la mesure du naufrage.
Les questions que je pose : « Face à cet état de fait, que faisons-nous ? Que pouvons-nous faire ? Est-ce qu’on continue d’ignorer en faisant l’autruche et on attend de voir la suite, ou est-ce qu’on réagit ? ».
Tout ceci est néfaste à l’image du REIKI et ne correspond en rien à son éthique. Si nous restons laxistes, la situation ne peut qu’empirer. « Le REIKI est malade ! » Dans d’autres domaines on dirait : « Le ver est dans le fruit ! ».
Nota : Pour être tout à fait clair, je tiens à préciser que je parle ici de la pratique du Reiki. C’est sa forme qui est affectée par ces dévoiements et non l’énergie Universelle. Vous le savez bien, celle-ci ne peut-être ni altérée, ni manipulée par des comportements humains erronés. De nos jours comme par le Passé, lorsqu’on pratique le Reiki USUI, l’énergie est toujours aussi pure et belle. Elle agit depuis la nuit des temps pour notre plus grand bien et continuera bien après nous.

                                                                                                                                 Réagirons-nous ?
Je me suis quelque peu révolté dans le volet précédent, mais comment pouvons-nous encore nous étonner de ne pas être mieux considérés par les instances dirigeantes ou certains milieux ? Devant le constat qui est fait aujourd’hui, nous avons le devoir de réagir très rapidement. Notre CAUSE est juste, belle, et hautement bénéfique pour l’humanité. Nous avons raison de protester devant des décisions qui nous paraissent inappropriées, mais cela ne suffit pas, « bougeons-nous ! ».
Mon cheminement sur ce sujet me permet d’entrevoir un moyen d’action, j’aimerai au travers de cet article vous le proposer. Il passe nécessairement par une identification claire et sans ambigüité de notre mouvement, pour le dissocier d’autres pratiques énergétiques (aussi belles soient-elles).

L’origine du mal réside dans le fait que tout le monde peut utiliser le nom « REIKI », qui n’est pas déposé et qui ne peut l’être.

 Je rappelle:

- Qu’une personne qui pratique le REIKI « travaille » avec l’énergie Universelle. En tant qu’enseignant elle transmet les initiations au contact direct en respectant les protocoles et en utilisant les symboles reçus dans le système USUI (ou les Kotodamas pour les REIJUS). Dans ces conditions, elle présente son enseignement comme faisant partie des pratiques « traditionnelles » REIKI et utilise l’expression qui convient.
- Maintenant, lorsqu’un praticien fait usage de sa propre énergie ou d’une autre énergie que l’énergie Universelle (ce qui est son droit le plus absolu), la moindre des choses c’est qu’il baptise son système d’un autre nom. Cela me semble naturel !
- De même, certaines personnes modifient l’enseignement des lignées Reiki USUI et la façon de le transmettre (en prétendant avoir été guidées pour le faire ou non). Cela revient à constater dans les faits, qu’elles s’adonnent à des pratiques énergétiques différentes. Dans ce cas également, qu’elles rendent service à tout le monde (et surtout à notre mouvement), en désignant leur enseignement d’un autre nom. Cela permettra d’éviter toute confusion. Il faut être cohérent dans la vie et savoir se situer.

Puisque la communauté REIKI aspire à être reconnue, il est juste qu’elle accepte d’être testée, jugée, voire critiquée. Cependant, cela doit se faire sur sa réelle identité. Soyons donc estimés pour ce que nous sommes vraiment et pas sur la réputation d’autres pratiques ou d’usurpateurs. L’amalgame est toujours nuisible (entretenu par certains qui profitent de la brèche), il amplifie et nous en subissons les effets.    
                                                                                                    

                                                                                                                                      Perspective
Evidemment je ne suis pas dupe ! Quand je demande aux personnes en marge de notre courant d’utiliser un autre nom que « REIKI », je sais pertinemment qu’elles ne le feront jamais. Je ne vois donc qu’une issue ! Peut-être ferez-vous d’autres propositions.

Celle que je vais exposer risque de vous heurter au premier abord et/ou de vous surprendre. Elle va nous demander du travail, du courage, une certaine ouverture d’esprit et surtout la capacité de pouvoir collaborer avec d’autres personnes ou groupes ! Il sera nécessaire de prendre un temps de réflexion, mais pas trop quand même, vu l’urgence ! Enfin, cela ne pourra se faire qu’avec l’accord et le concours de nos deux fédérations (F.F.R.U et L.F.D.R.).

Mon projet repose sur le principe que vous avez entendu mille fois « Si tu veux que le monde change, change-toi toi-même ! ».

Puisqu’il semble que la solution ne peut venir de l’extérieur, puisqu’elle ne peut nous être offerte par les personnes qui pratiquent des formes déviantes, nous avons le devoir de nous l’offrir nous-mêmes. Nous devons nous faire ce cadeau !
La stratégie consiste à identifier clairement notre pratique en la renommant (ne criez pas tout de suite au blasphème !) et en « déposant officiellement » ce nouveau nom. J’entends des murmures. Ne soyez ni impatients, ni défaitistes ! Je n’ai pas dis que ce serait facile, mais si nous voulons, nous pouvons ! Depuis quelques années une devise m’est apparue et je l’applique : « Fais pour le mieux, mais fais-le ! ».
Pourrions-nous essayer ? Il ne s’agit pas de s’approprier un mot qui appartient au patrimoine de l’humanité. Dans l’histoire du Reiki il y a déjà eu une tentative, heureusement elle a avortée. Il semble qu’à l’époque elle était portée par des intérêts personnels. Ici la démarche est différente.
Il me parait sage en premier lieu, d’envisager de conserver le mot « REIKI », pour signifier d’emblée ce dont il est question et conserver nos racines. C’est le moins que nous puissions faire ! Il serait judicieux ensuite d’y accoler un autre nom, pour l’identifier sans ambigüité. Par conséquent ce n’est pas le mot « REIKI » qui serait déposé, mais une expression composée d’au moins deux mots, comme c’est le cas pour « Reiki KARUNA ». Aujourd’hui que cette appellation est protégée sa pratique l’est également, en même temps elle est parfaitement identifiable. La nouvelle dénomination serait déposée par les deux fédérations. Elles en seraient dépositaires (copropriétaires), auraient un droit de regard sur son utilisation et sur la pratique des personnes qui en feraient usage. Dans les cas extrêmes, elles pourraient en faire interdire l’usage lorsqu’il serait illicite, ce qui contribuerait à protéger et renforcer notre patrimoine.
Une des questions qu’on est en droit de se poser : « Est-ce qu’il sera nécessaire d’être membre d’une fédération pour pouvoir utiliser cette nouvelle appellations ? » Cela ne me paraît pas indispensable. Le but de ce projet n’est pas d’arriver à contraindre des praticiens professionnels ou des particuliers à se fédérer, pour qu’ils puissent exercer leur activité. Chacun bénéficiera des mêmes droits, sous réserve de respecter l’ensemble des pratiques qui seront reconnues sous un même label par les fédérations.

Je ne doute pas que cet article va faire des vagues. C’est le but, faire bouger les consciences pour arriver à protéger notre héritage.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire : « Nous ne sommes que les détenteurs provisoires d’un savoir qui ne nous appartient pas ».

En mémoire de Mikao USUI nous avons le devoir de préserver ce qu’il nous a légué et de le transmettre sans tâche aux générations futures. Pour cela nous devons mettre en place des protections permanentes. Je vous invite donc à une profonde réflexion et à faire des propositions constructives. Il est indispensable que ce projet soit le fruit d’un travail en commun et qu’il soit porté et validé par les deux fédérations (L.F.D.R et F.F.R.U.).

                                                                             Je remercie par avance toutes celles et ceux qui contribueront à sa réalisation.

Pour conclure, je citerai cette phrase d’un invité d’une émission de Yann ARTHUS-BERTARND :
                                                                                              Je ne sais pas si c’est un Rêve, en tous cas c’est un Devoir ! 

                                                                                                 

                                                                                                                               Octobre 2010